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savonneries

  • Massimi

    Jusqu'en 1913, c'était une partie du vieux chemin vicinal de la Scaronne. En bordure de cette rue se tiendrait aujourd'hui un fort joli château, s'il n'avait été détruit pour laisser place à des installations ferroviaires et à un dépôt SNCF (Lyon-Scaronne, aujourd'hui dépôt TCV de Lyon). Le parc de ce château contenait un fort joli Vivier, d'où son nom (château du Vivier). Marie-Caroline, duchesse de Berry, se reposa deux jours en ce château lorsqu'elle vint en France rejoindre son mari, en 1816.

    De 1913 à 1967, cette part du chemin de la Scaronne devint la rue Henri Dor, en hommage à un médecin né en 1835 d'une famille protestante émigrée à Lausanne au moment de la révocation de l'Edit de Nantes, et mort à Lyon le 28 octobre 1912. Ce monsieur Dor parlait, dit-on, douze langues. Il parcourut toute l'Europe afin d'étudier la science naissante de l'ophtalmologie. Sa notoriété le fit nommer à Berne. En 1876, il vint cependant s'installer à Lyon où il fonda la première clinique ophtalmologique de la ville qui devint un centre d'enseignement très actif…


    Pau1506051711.jpgl Massimi (1885-1961) fut conseiller municipal de Lyon et député du Rhône de 1928 à 1936. En 1906, il créa au numéro 32 de la rue qui porte à présent son nom une usine de traitement des matières grasses (Société des Huileries Raffineries et Savonneries Paul Massimi) dont les bâtiments sont aujourd'hui détruits. Le traitement des matières grasses est une activité déjà bien implantée dans ce quartier, en raison de la proximité des abattoirs. Agé de seize ans, en 1906, il fonda avec quelques copains l'Amicale sportive lyonnaise, qui fusionna avec le Sport Athlétique Lyonnais en 1911, pour donner naissance à l'ASL (Association sportive lyonnaise), dont il fut le président jusqu'en 1935.

    Ci-dessus, l'emplacement de l'ancienne usine Massimi.